307-LIBRE OPINION- LA TURQUIE dans l'Europe

Publié le par demosthene

Permettez-moi de m'éloigner, en apparence, d'Ampus.

ALERTE ! APPEL À LA VIGILANCE !
Je viens de lire dans le Monde daté du vendredi 14 septembre 2007, l’article ci-dessous.

Turquie : vers la fin du référendum en France?
Jouyet propose que pour les nouvelles adhésions, le chef de l'Etat puisse "choisir entre le référendum et la ratification par voie parlementaire".

Monsieur Pierre JOUYET est Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, dans l’actuel Gouvernement de François FILLON. Il est de la même promotion à l’ENA que Ségolène ROYAL et François HOLLANDE, dont il était proche. Il fait partie des « Ministres dit d’ouverture ».

Rappel :
1° pendant la campagne présidentielle Nicolas SARKOZY, aujourd’hui notre Président de la République, a martelé que la Turquie n’avait pas sa place dans la Communauté Européenne (organisation politique), mais qu’elle avait toute sa place dans une union Euro-méditerranéenne (la Turquie est de fait actuellement un partenaire privilégié de l’Europe au travers de l’OTAN et d’accords commerciaux). Il a justement rappelé que la Turquie n’est pas en Europe mais en Asie Mineure.

2° Pour justifier le lancement des négociations avec la Turquie, le Président Jacques CHIRAC (alors voix officielle de la France), s’était engagé à soumettre l’accord sur l’éventuelle adhésion de la Turquie, à un référendum.

3° Ségolène ROYAL s’était également engagée pendant la campagne à soumettre l’éventuelle adhésion de la Turquie à référendum.

4° Nicolas SARKOZY, ne s’est pas opposé, après son élection, à la reprise des négociations d’adhésion avec la Turquie (voir plus loin).

5° Aujourd’hui le Gouvernement envisage que le Président puisse s’affranchir des engagements de son prédécesseur, et puisse se dispenser d’un vote référendaire sur l’adhésion de la Turquie, donc puisse faire voter les parlementaires en faveur de cette adhésion.

IL Y A DANGER ! OUVRONS LES YEUX !

Pourquoi ? Excusez-moi de n'être pas politiquement correct.

1 - La Turquie n'appartient pas à l'Europe ; elle n'est européenne ni par sa géographie, ni par sa culture. Avec l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, l'Europe serait confrontée à des flux migratoires sans précédent et à une islamisation encore plus forte. La Turquie c’est 80 millions de musulmans.

2 - Si la Turquie était admise à Bruxelles, elle obtiendrait automatiquement, par sa démographie, le double du nombre des députés français à Strasbourg et dominerait arithmétiquement les décisions qui engagent notre avenir au Conseil des ministres.

3 - Le coût de l'entrée de la Turquie dans l'Europe est considérable : selon une étude réalisée par l'Osteuropa Institute de Munich, le coût de l'adhésion de la Turquie à l'Europe s'élèverait à 14 milliards d'euros par an, soit un coût plus élevé que celui de l'élargissement aux pays de l'Est. La situation économique de la France ne pourrait supporter cet accroissement de charges.

4 - En Turquie, Etat prétendument laïc, les islamistes s’emparent de tous les leviers de commandes. Après le Premier Ministre (qui déclarait avant son accession au pouvoir que les minarets étaient leurs bayonnettes !), c’est maintenant le Président de la Turquie qui est issu du Monde islamiste. NB. Leurs épouses et filles sont toujours revêtues du foulard islamique.

5 - Alors qu’Istanboul était le capitale de l’Empire Romain d’orient, alors chrétien, il n’y a plus que 20.000 chrétiens et 2000 juifs en Turquie et que le Patriarcat orthodoxe de Constantinople n’a plus la liberté de fonctionner librement. La laïcité turque n’est aujourd’hui qu’un paravent. On peut construire des mosquées dans l’Union Européenne, peut-on construire des églises en Turquie?

6 - Notre Assemblée Nationale a reconnu le génocide arménien, alors que la Turquie ne le reconnaît toujours pas et que son évocation est même passible des tribunaux en Turquie.

7 - La Turquie occupe militairement depuis 30 ans et encore aujourd’hui , un état de l’Union européenne (Chypre).

Devant tant d’incohérence de la part de nos dirigeants, sinon de duplicité, tant de contradictions entre les réalités européennes et les réalités turques, tant de risques potentiels pour nos sociétés, il serait urgent d’attendre l’approfondissement de l’Union actuelle avant d’avancer sans cesse de nouveaux projets  (aléatoires) d’élargissement.

Dans ces conditions, un débat de fond s’impose au niveau des peuples européens (en particulier des français) qui ne peuvent être empêchés de s’exprimer directement par un référendum.

Le candidat SARKOZY , s’y est engagé tout au long de sa campagne. "Ce sera l'un des débats qu'il y aura en France"… "Les socialistes sont pour l'adhésion de la Turquie, moi pas".

"Je dit ce que je ferai, je ferai ce que je dit."


Or, maintenant Bruxelles salue l'inflexion de Sarkozy sur la Turquie (Le Monde - mardi 28 août 2007)

La France ne bloquera pas la poursuite des négociations entre Ankara et l'Union européenne [...] Après avoir menacé depuis son élection de bloquer le processus, le chef de l'Etat adopte une position plus souple.
    
Volontariste, Nicolas Sarkozy est aussi réaliste. Il l'a montré, lundi 27 août, dans son discours devant les ambassadeurs français, à propos de la Turquie. Contrairement à ce qu'il avait laissé entendre pendant la campagne électorale, il ne s'oppose plus à la poursuite des négociations entre Ankara et l'Union européenne. 

En quoi est-ce réaliste de laisser se poursuivre les négociations ???
Pourquoi ne peut-on attendre une évolution significative de la Turquie ???


Je m’en tiendrai là pour aujourd’hui. Mais je souhaite une prise de conscience populaire car il en va de l’avenir de notre société et de notre genre de vie.

Si vous souhaitez des éléments d’appréciation ou des « preuves » de ce que j’avance n’hésitez pas à envoyer des commentaires.

Exemple d'information qui devrait donner à réfléchir et inciter à ne pas se précipiter.

Le Monde, Paris, jeudi 19 avril 2007
Le chaudron turc
La ville anatolienne de Malatya avait déjà donné à la Turquie contemporaine un anti-héros, Ali Agca, l'homme qui avait tiré sur le pape Jean Paul II. Elle avait vu naître un homme courageux, le journaliste d'origine arménienne Hrant Dink, assassiné par un jeune nationaliste venu de Trabzon. Le 18 avril 2007, elle a été le théâtre d'un triple assassinat particulièrement choquant, celui de trois chrétiens évangéliques égorgés dans une maison d'édition qui publiait notamment des Bibles protestantes.


J'epère que vous ne trouverez pas mon propos trop "couillu" (voir le définition dans le Toupin  du 15 septembre, en cliquant sur le mot).
Bonne journée.

Publié dans Libre opinion

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