255- "Casa en fait trop !"

Publié le par demosthene

À l’écoute des habitants
« Casa en fait trop ! »

Depuis quelques temps j’enregistre des réflexions du genre « tu en fais trop, avec ton blog ! », « tu en fais trop sur la place ! » ou encore  « il en a fait trop lors de la fête du 15 août ! » …

Devant la persistance de ces réflexions par de nombreux ampusiens, y compris de mes amis, il me semble nécessaire de réagir.

1° Tout d’abord, à propos du 15 août 2007.


Les anciens se souviennent peut être d’aïolis mémorables où de nombreux convives s’exprimaient, chantaient ou disaient des blagues, en toute convivialité, dans un esprit fraternel pour le plus grand bonheur de tous, même si parfois, le rosé aidant, on assistait à des dérapages.

Ce 15 août j’étais présent et à plusieurs reprises, pour soutenir les « claironnades » de Gilles, j’ai essayé de mobiliser la « foule » (dans des « holas »), avec plus ou moins de succés.

Pour certains donc j’en ai fait trop. Pourquoi ? Parce que le rôle d’amuseur public est une profession ? Parce qu’un candidat aux fonctions de maire doit être « sérieux » sinon tristounet et réservé ? Parce qu’une fonction éminemment sérieuse et responsable (le Maire) impliquerait la disparition du rire.

Je souhaite, si je suis élu, « mouiller ma chemise » pour faire vivre le village, si possible dans la bonne humeur et sans barrière artificielle ni entre habitants, ni entre édiles et « simples » citoyens. Pour ma part, je ne me « tire pas le cou » et n’ai pas peur d’apparaître ridicule, si c’est pour donner un peu de plaisir à certains dans la grisaille ambiante.

Sans remonter à la nuit des temps, j’ai un souvenir très présent de l’organisation des fêtes du village où les jeunes et les moins jeunes, parcourraient les campagnes, en quête de dons ou de quelque argent pour organiser la fête. Où les jeunes et moins jeunes, coupaient le buis pour la décoration du village. Qui ne se souvient de l’Abbé Volpato, trimballant son mouton dans le village, pour la tombola, ou de l’implication très forte d’Agnès Tenteniez, pour une crèche vivante à Noël, ou des jeunes filles épinglant le Bleuet de France à la chemise de chacun, le 14 juillet, souvent en insistant …

A sa façon, chacun en faisait-il trop ?

2° Sur ma bonne humeur naturelle.

Lors de ma première lettre, je vous ai adressé un extrait de mon curriculum vitæ et certains pourraient imaginer, que je suis né dans une famille de nantis et que ma vie a été facile, d’où découlerait ma bonne humeur à peu près permanente (entraînant le « Casa en fait trop !) .

En fait, il s’agit du CV d’un homme qui a beaucoup travaillé pour atteindre le niveau où je suis arrivé. Pas toujours dans des conditions optimales. Comme on dit en Corse : « je ne suis pas né le museau dans la mangeoire ! » et je suis apte à appréhender les situations les plus variées, y compris celles de détresse.

Mon enfance n’a été ni idyllique, ni terrible, mais je sais ce que c’est de vivre dans une maison sans eau, ni électricité, ni égout. J’ai connu les latrines au fond du jardin et l’eau à aller chercher aux fontaines. J’ai couru derrière des troupeaux de chèvres, travaillé pour payer mes études, élevé un enfant en travaillant (Nicole mon épouse en est passée par là aussi). Donc ma bonne humeur naturelle n’a rien à voir avec une situation bourgeoise d’origine, ou une volonté de paraître.

J’ai un bon caractère qui m’amène parfois (trop souvent ?) à en faire trop.

Merci de m’avoir lu.
Merci de vos commentaires.

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